Voilà, encore une image d'Oran!!!!!

Voilà, encore une image d'Oran!!!!!
ça c un nouvel hôtel de luxe à Oran !!!il a ouvert c portes en juin dernier et il est compler jusk à septembre!!!vous pouvez y trouver des chambres et des suites avec vue sur la mer ,une piscine couverte chauffée ,une decouverte egalement chauffée ,une piscine pour enfants,un salon de beauté ,un centre de remise en forme,2 restaurants,1 bar +un bar pub et une brasserie ainsi que de nombreuses salles de réunions et 2 salles de réceptions qui peuvent accueillir 1500 personnes et une discotheque.............. dc voilà!!!!!

# Posté le jeudi 02 février 2006 17:57

Encore ORAN!!!!!!!!!!!!

Encore ORAN!!!!!!!!!!!!
voilà c encore WAHRAN!là cette fois ci c'est PLACE DAME by night !!!!les orannais et ceux qui connaisse reconnaitrons!je kiff trop cette photo!

# Posté le jeudi 02 février 2006 18:07

wahran by night!!!

wahran by night!!!
voilà c juste une petite photo d'ORAN(ma ville o bled) !c'est le front de mer by night ,jla trouve trop jolie donc je la met!!!!dedicasse à tous les muslims! à tous les maghrebins ,j en place une pour les algériens en general!et une spéciale pour tous les orannais!

# Posté le jeudi 02 février 2006 18:10

Modifié le samedi 07 juillet 2007 01:23

Oran - marché michelet

Oran - marché michelet
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# Posté le vendredi 03 février 2006 09:22

Encore WAHRAN!!!!!!!

Encore WAHRAN!!!!!!!
voilà c encore wahran c'est le boulevard du FRONT DE MER en 1949 lors de sa construction!!!!!impressionant n'est ce pas?
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# Posté le vendredi 03 février 2006 09:24

On parle des chanteurs de Raï en disant prince ou roi, Hasni, c'est le symbole du Raï.

On parle des chanteurs de Raï en disant prince ou roi, Hasni, c'est le symbole du Raï.
Dix ans après sa mort, Hasni, l'inventeur du raï love, reste le chanteur le plus populaire et le plus prolifique du Maghreb puisqu'il aurait enregistré 700 K7 !
Ce coffret hommage de 34 chansons remastérisées restitue les moments les plus connus de sa carrière : Ti mon amour, Had Zine, Nssat l'histoire, Ya mma et les plus rares : une version inédite de Mazal souvenir andi, Je t'ai dit que c'est fini en duo avec Noria, Talka ghzali.

La bio de Hasni
Cheb Hasni, de son vrai nom Hasni Chekroun est né le 1er février 1968 à Oran. Après une enfance dans un milieu modeste, il intègre le CEM Kabbati où il montra un goût prononcé pour l’école buissonnière. « Le marmot » n’avait rien d’un bûcheur. Ce qui le mettait dans tous ses états, c’était courir derrière un ballon de football ou donner libre cours à sa voix dans des concerts qu’il improvisait avec ses camarades de quartier ou à la plage des Genêts.
Titillé par le démon du jeu à Onze, il intégra l’équipe des minimes de l’ASMO. Ceux qui l’avaient connu à cette époque retiennent de lui l’image d’un demi-offensif accrocheur, gagneur. Teigneux, diront certains. Il n’hésitait pas à écorcher le tibia d’un adversaire un peu véloce.
C’est vrai qu’il était difficile de se frayer un chemin quand la scène est occupée par des ténors qui avaient pour nom, Bellemou, Bouteldja Belkacem, Khaled ou Zahouania. C’étaient les vedettes de la chanson raï qui commençait à casser le ghetto dans lequel elle était enfermée. De mariage en mariage et d’anniversaire en surboum, il finit par se faire connaître par un producteur de cassettes qui lui proposera des essais. Et c’est parti. C’est une carrière qui commence. Le jeune Hasni, qui jouait au muezzin pour appeler à la prière dans son quartier de Gambetta, troque son kamis immaculé contre stress et paillettes.
C’est la gloire qui est au rendez-vous. On commence à s’arracher ses cassettes, on le sollicite pour animer des mariages, il fait une entrée triomphale dans les cabarets de la corniche. La Guinguette, le Casino, Beau Séjour, des haltes repères dans la vie de Hasni. La chanson rai sortait grandie en 1986 du festival national de la jeunesse. Khaled, Mami et Zahouania étaient les étoiles qui avaient illuminé le ciel de Riadh El Feth durant les chaudes nuits des mois de juillet.
Hasni profitera de cette dynamique pour interpréter un duo avec la diva du raï, cheba Zahouania Baraka m’raneka, un lamento fait de mots crus qui écorchent les oreilles chastes. Sur un plan commercial, le producteur s’en mettra plein les poches, mais Hasni dira de cette cassette que c’est un bide et qu’il ne referait jamais le coup des mots décapants. Il revoit son lexique pour préparer un répertoire BCBG et s’inscrit désormais dans le style raï sentimental, des complaintes à l’eau de rose pour plaire à un public devenu nombreux. Les producteurs de cassettes, flairant le bon filon, lui feront mener un train d’enfer. Il enregistrait jusqu’à trois cassettes par jour pour des producteurs différents. Il était prolixe et voulait en donner plein les tympans à ses admirateurs.
Le 29 septembre 1994, à midi pile au quartier de Gambetta, Hasni, adossé à un poteau électrique, devisait joyeusement avec ses amis. Il guettait comme d’habitude le passage des filles du lycée Hamou-Boutlelis pour signer quelques autographes et taquiner quelques admiratrices. Au moment où il s’apprêtait à prendre une gorgée de café de la tasse qu’il tenait à la main, un jeune homme, le crâne rasé, bien habillé, emmitouflé dans une jacquette l’appelle.
Croyant qu’il s’agissait d’un admirateur, il se détache de ses amis pour aller à sa rencontre, le jeune homme le prend par l’épaule et sans dire un mot, lui plaque le canon d’une « mahchoucha » sur le cou puis tire par deux fois avant de prendre la fuite. Hasni s’écroule. Son agresseur s’engouffre dans une Renault 12 qui l’attendait à quelques mètres du lieu du crime. Ils étaient trois dans le véhicule. Ils seront abattus quelques mois plus tard. Hasni succombera au cours de son transfert à l’hôpital. Au palais de la Culture d’Oran, le public réuni dans la salle pour assister à un gala organisé par l’association Echourouk piaffait d’impatience. L’animateur monte sur scène avec un air grave. Il prend le micro pour annoncer que la manifestation est annulée en raison de l’assassinat de cheb Hasni. Tout Oran envahit Gambetta.
Il avait chanté l’amour, la jeunesse, l’espoir, la patrie. Porte-parole d’une jeunesse qui n’a pas abdiqué, il continue de lui donner courage et de lui susurrer à l’oreille, dans ses moments de faiblesse, Mazale kayene l’espoir, Ouahlach tagtaoû lyâs (Il y a encore de l’espoir, pourquoi sombrer dans l’abattement).

# Posté le vendredi 03 février 2006 09:27

Alger la nuit

Alger la nuit
Makkam Ech Chahid avec le centre commercial en bas
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# Posté le vendredi 03 février 2006 09:35

c oran oui

c oran oui
Chef de file de la musique algérienne, Cheb Hasni disparaît tragiquement le 29 septembre 1994, victime de l'intégrisme, de l'intolérance et de la cruauté humaine.

Porteur d'espoir pour toute une jeunesse rudement touchée par le chômage, la misère et la peur, le chanteur est assassiné en plein coeur de sa ville natale d'Oran, laissant derrière lui des millions d'orphelins de coeur. Depuis, son chant, comme celui de Matoub Lounes, est symbole de liberté et de résistance à l'oppression.

Enfant de Gambetta, quartier populaire d'Oran, en Algérie, Hasni Chekroun, alias Cheb Hasni, voit le jour le 1er février 1968. Issu d'une famille pauvre, le jeune Hasni grandit entre ses six frères et soeurs, son père soudeur et sa mère qu'il adore.

Le raï

Comme de nombreux petits Algériens, sa jeunesse passe, heureuse mais difficile. Le pays est pauvre, et sa population, dont la majorité a moins de vingt ans, sombre dans la peur. Les intégristes dirigent le pays et la morale, condamnant tout usage non religieux de l'art. Hasni prend, dès son plus jeune âge, un ascendant vers la révolte en chantant dans la rue ou à la sortie de l'école.

Rapidement, le raï prend le pas sur tout ce que peut aimer un enfant de son âge (le foot ou l'école). Il n'a qu'une envie, celle de devenir un véritable chanteur. Il se produit alors dans les fêtes de village et les mariages, puis intègre l'orchestre de Naoui Kada.

Dans un pays où la production discographique n'est pas ouverte à tous, le jeune Cheb aura la chance de rencontrer les bons producteurs et de posséder, évidemment, une sacrée dose de talent.

Chanteur romantique

A seulement dix-huit ans, il enregistre son premier tube El Baraka M'rennika avec la chanteuse algérienne Chaba Zahouania, une star dans son pays. Ce premier duo est un véritable succès. Il aborde sans ambiguïté les thèmes universels chers à la jeunesse: l'amour, le plaisir, la séduction, le désir, mais il le fait d'une façon directe, sans fard.

"Nous avons fait l'amour dans une vieille baraque en ruine" dit la chanson, et pour les instances religieuses du pays, les bornes sont déjà dépassées. C'est pourtant ce langage qui séduit les Algériens, et les disques de Cheb Hasni répondent enfin à leur attente.

Dès lors, le jeune homme devient une idole et son charme ne laisse pas les femmes indifférentes. Père du "raï love", il enregistre disque sur disque, sans jamais céder à la pression islamiste qui voudrait le voir se taire. Bien au contraire, la censure fait de lui le porte-parole de toute une génération.

El Visa, Consulat, Gaa Nsa, Mazel Kayen, Galou Hasni Met, Srat Biya Kissa sont autant de succès qui inondent les radios de tout le Maghreb. Bien plus que Khaled ou que Cheb Mami, qui ont quitté le pays pour faire fortune en Europe, Cheb Hasni devient à seulement vingt ans un des chanteurs les plus adulés.

Les raisons de son succès: avant tout sa voix, mélodieuse, mais aussi sa façon de raconter sa vie dans ses chansons. Une manière personnelle qui incitera ses admirateurs à le surnommer le "Julio Iglesias oranais". S'il aborde l'amour dans ses textes, il n'hésite pas non plus à parler de sexe, d'alcool ou de mort. Il s'exprime ainsi au nom de toute la jeunesse, au nez et "à la barbe" des extrémistes du FIS.

Victime de l'intégrisme

Marié à Perpignan, en France, et père d'un petit Abdallah, sa vie de couple ne résiste pas à son attachement pour son pays. Sa femme demande le divorce et quitte l'Algérie pour la France, où elle se sent en sécurité. Comme de nombreux jeunes dont le Cheb raconte l'histoire dans ses chansons, elle fuit l'intégrisme pour un monde meilleur. Mais lui reste, très attaché à sa ville, à sa famille, et à ses racines. Déjà victime d'une première agression, il est abattu de deux balles dans la tête à la sortie d'un café, le 29 septembre 1994, à deux pas de chez lui.

Artiste victime de l'intégrisme, Cheb Hasni laisse derrière lui plus de quatre cents titres enregistrés en six ans et surtout des millions de fans à travers le monde, de son Algérie natale au Japon, en passant par le Canada ou l'Europe du Nord.

Un de ses derniers tubes, El Visa, dépassant les 250 000 exemplaires et son dernier concert algérois rassemblant plus de 150.000 personnes témoignent de l'extrême popularité du chanteur.

Accompagné jusqu'à sa dernière demeure, le cimetière Aïn Beïda d'Oran, par des milliers de fans effondrés, Cheb Hasni commence à vingt-six ans une seconde vie, celle de ses chansons, porteuses d'espoir et de révolte pour tout un pays.

Sébastien Brumont


10e anniversaire de la disparition de Cheb Hasni

Cheb Hasni ou Hasni Chekroune était le messager de l'amour (marsoul el houb) en paraphrasant Abdelwahab Doukali, il célébrait l'espoir et l'espérance, le roi du raï sentimental, l'enfant terrible de Gambetta, le quartier populaire et populeux d'Oran, « Tchato » (nez épaté, en espagnol) comme aimaient à le surnommer ses fans, l'auteur mythique de Tal ghiyabek ya gh'zali, Gaâ n'ssa, Baïda mon amour, Visa ou encore Arwahi netfahmou.
mercredi 29 septembre 2004.
Mais la folie meurtrière, la barbarie et l'ignominie humaine l'ont fauché, arraché et ravi à la vie à la fleur de l'âge, à 26 ans. Laissant du coup des millions et des millions de jeunes, orphelins, l'ayant adopté et porté dans leur c½ur tant s'étaient-ils retrouvés, reconnus et énamourés par la flèche de Cupidon, à travers sa musique, car transférés et transportés. Hasni les faisait rêver.

Aujourd'hui, c'est le 10e anniversaire de la disparition tragique et cruelle de cheb Hasni. C'était une certaine et cruelle journée du 29 septembre 1994, un jeudi. Cheb Hasni avait rendez-vous avec son destin, avec la mort.

Le baiser de Judas Iscariote
Il était environ 11h30, alors que Hasni se trouvait à quelques mètres du seuil de son domicile, dans son quartier natal Gambetta, le désormais appelé Haouch Hasni depuis sa mort, un individu s'approche de lui. Croyant qu'il avait affaire à un fan, Hasni se prêtera à la perfide sollicitation en abordant avec confiance celui qui sera son assassin. Celui-ci enlacera Hasni en lui posant amicalement le bras sur l'épaule tout en discutant avec lui. Et puis une détonation déchire le ciel. Hasni s'écroule. Il vient de recevoir une décharge d'une mahchoucha (canon scié) à bout portant, au cou. Il sera achevé par un second coup de feu à la tête. Houari, voyant son frère Hasni gisant dans une mare de sang, accourt en appelant à l'aide. Les tueurs prendront la fuite à bord d'un véhicule de marque R12 qu'ils abandonneront au quartier Bel Air. Boualem Disco Maghreb, l'éditeur oranais, se souviendra : « La veille, mercredi, nous nous sommes vus, vers 19h, pas loin de la station régionale de l'ENTV, et il m'avait invité à l'accompagner pour le mariage d'une amie commune, jeune policière à l'aéroport d'Oran, à Bel Air où ses assassins avaient laissé la voiture de leur abject crime, le lendemain... » Hasni sera évacué vers le CHU d'Oran où il succombera à ses blessures.

L'idole des jeunes
La terrible nouvelle se répandit comme une traînée de poudre. Et comme dit l'un de ses amis : « Ce jour-là, non seulement Oran paraissait exiguë mais aussi l'Algérie tout entière. Une grosse perte !... » Ils étaient des centaines et des centaines à se rendre à l'hôpital pour s'enquérir de l'état de santé de l'idole des jeunes. Tout un pays est endeuillé. Le raï a été mutilé. Et la musique algérienne est en berne. Hasni est le premier martyr de la chanson grossissant la liste génocidaire, macabre et rouge sang des chasseurs de lumières comme dirait Idir. Rachid Baba Ahmed, le producteur et arrangeur, cheb Aziz, la chanteuse Lila Amara et son mari Bachir, Matoub Lounès (qui était kidnappé par le GIA quand Hasni a été assassiné) ainsi que d'autres auparavant. Comme le grand écrivain Tahar Djaout, l'émérite dramaturge Abdelkader Alloula, le comédien Azzedine Medjoubi, le journaliste Saïd Mekbel... Une interminable litanie assourdissante de douleur ! L'intolérance inepte et mortifère avait décidé d'ôter la vie à Hasni parce qu'il était coupable d'innocence. Il a été assassiné parce qu'il représentait l'expression juvénile algérienne, un idéal candide faisant rêver des légions de jeunes épris éperdument des choses de la vie, des écarts existentialistes et de l'amour aussi et surtout des filles. Il savait parler aux jeunes.

Enfant de la balle
Loin de tout calcul ou autre considération politico-politicienne. Le raï de cheb Hasni est apolitique. Vraiment à l'eau de rose mais mâtiné de temps à autre de fulgurances protestataires d'une jeunesse désabusée par l'establishment, la malvie et un futur obstrué. Hasni Chekroune est né le 1er février 1968 à Gambetta, à Oran. Il est issu d'une modeste famille dont le père était soudeur ayant quitté le foyer, alors qu'il était très jeune, et d'une mère subvenant difficilement aux besoins de tous les membres des Chekroune en exerçant le métier de femme de ménage. Dans sa prime enfance au lieu de fréquenter l'école, il se rendra à celle buissonnière au CEM Bachir Kebbatti. Il arrêtera son cursus scolaire en 4e AM. Doué pour le chant choral et le football, le jeune Hasni s'essayera à la balle ronde au sein du club de seconde division l'ASCO. Il y fera montre d'un talent avéré en tant que technicien du cuir. La preuve ! Plus tard, parmi ses amis intimes, il comptera le célèbre n°10 algérien Lakhdar Belloumi avec lequel il partageait une passion dévorante du foot. Ils évoluèrent ensemble dans une équipe du MPO, à titre amical, et ce, plusieurs fois en salle. Entre le foot et sa marotte du raï, Hasni avait vite fait son choix. Son c½ur chavirait et tanguait aux rythmes d'Ahmed Wahby, de cheb Khaled, de cheb Sahraoui ou encore de Houari Benchenet qu'il reprendra, alors âgé de 16 ans, dans les fêtes et autres mariages, en catimini, à l'insu de sa famille. Deux ans plus tard, Hasni fera ses premières armes dans les cabarets et casinos, lieux de l'underground du raï et milieu ambiant de la corniche oranaise. Son baptême du feu se fera au Biaritz, puis à la Guinguette, au Casino ou encore à Beau Séjour. A star is born ! Le bouche à oreille aidant, la bonne étoile de Hasni ne cesse de monter.

Il casse la baraka...
Remarqué par un producteur d'une maison de disques oranaise, il signera son succès d'estime, à 19 ans, en formant un duo de chic et de choc, à la manière de Fadéla et Sahraoui, avec une raïwoman à la voix très « rock » (rauque), cheba Zehouania, de huit ans son aîné. Baraka M'ranika, une chanson paillarde, jugée licencieuse et shocking par le prosélytisme extrémiste naissant, fut un tube de l'été 1987. Mais après une série de flops, Hasni, ambitieux, se décalera du raï viril, machiste et de l'amour vache, de ses pères spirituels et ses pairs, les Khaled, Mami, Sahraoui, Hamid, Hindi, Zahouani... Il innovera en adoucissant les m½urs musicales du raï. Il créera son propre style. Un raï romantique, mélodique, langoureux et sentimental porté par une voix plaintive, émouvante, pathétique et déchirante. Avec cette beauté de la tristesse qui fera sa marque de fabrique. « Pour percer, il fallait trouver un moyen, afin de s'imposer sur la scène artistique. Les grands monopolisaient tout le marché. Seul le style sentimental comme nouveau genre pouvait m'assurer le succès. C'est pour cela que j'ai opté pour ce style », indiquera-t-il dans une interview à El Moudjahid-Ouest en octobre 1992. Un raï-lamento entraînant auquel il insufflera une seconde jeunesse et un bain de jouvance sur des textes et des paroles propres et soft. Avec Hasni, le raï pénétrait enfin dans les chaumières par opposition à celui hard à la terminologie gênante.

Concerto pour lamento
Ne volant guère son titre de crooner et affublé de Julio Iglesias du raï, Hasni explosera avec Gaâ N'ssa, Baïda mon amour, Visa, Consulat, Aâlach Ya Aynia, Nehlef Jamais de la vie et bien sûr son lancinant, prémonitoire et testamentaire hymne national de l'espoir Tal Ghiabek Ya Gh'zali. Un pécieux legs qui demeure toujours en vogue et très prisé par la jeunesse. C'est dire que Hasni était un artiste « leader » à sa manière. Il touchera aussi plus d'un en interprétant des titres autobiographiques portant sur son divorce, la séparation de son fils Abdellah et son déchirement familial : Mouhal n'sbor aâla oualdi, Men fraqha makaditche ou encore Saraha raha. Ses compositions raï mêlaient aussi bien des emprunts allant de la variété française (Michelle Torr ou Comme d'habitude avec Samaât Enass) au rythme baladi et égyptien de George Wassouf, Abdelhalim Hafez ou Farid El Attrache (Aâlache ya aynia, Aâlache ya bent enass, Omri Omri...) en passant par de belles reprises de Houari Benchenet, comme Djebel Wahrane, Rabta el hana et surtout l'excellent Chira li nabghiha. Hasni chantera aussi du wahrani pur jus tel que Djar alia el hem du poète Abdelkader El Khaldi. Hasni aura été un artiste qui, malgré les oripeaux des cieux plus cléments, n'a pas voulu quitter son pays.

Gambetta, mon amour !
Pourtant, il avait chanté Eli fiha fiha encourageant les jeunes à être candidats à l'exil. « Ma mère, Gambetta et voir mes amis, c'est l'Amérique pour moi... », rétorquait-il à ses proches l'encourageant à partir outre-mer pour fuir le terrorisme. Curieusement et contrairement à ce qu'on croit, le plus grand vendeur de K7 et CD raï, depuis... 10 ans, reste l'indétrônable et l'indémodable Hasni. Il n'y a pas un jour qui passe où l'on ne sort pas une K7 de Hasni. Mais dans tout cela, sa mère ou bien les ayants droit ne touchent pas un copek sur les droit d'auteur. Son catalogue appartient à tout le monde et à personne. Voilà le drame de Hasni qu'on pleure ! La relève perpétuant le raï-love est assurée par des templiers comme Nani, Houari Dauphin, cheb Réda, cheb Hassan, cheb Akil, Hasni Junior, cheb Amrou ou encore chez des filles comme Djenet ou Dalila. Chaque jour, au cimetière où il repose, sa tombe est soit fleurie ou arrosée. Empreintes fidèles de sa famille et de ses fans. Il est entré dans le panthéon des artistes prématurément morts comme Otis Redding, Jim Morrison, Abdelhalim Hafez, Peter Tosh, Marvin Gaye, Jeff Buckley... Sur son épitaphe éternelle, les paroles de sa chanson Galou Hasni mat, deux ans avant sa disparition où des rumeurs le donnaient pour mort : « Vous m'avez tué, alors que je suis vivant ! » La légende continue !

Ils ont dit de lui...
Cheb Mami « Depuis la disparition de Hasni, c'est toute la musique algérienne qui a été mutilée. C'est un membre d'un corps qu'on a amputé. C'est un membre de la famille du raï qui a été arraché à la vie. Une grosse perte. Je reste un fan. C'était quelqu'un de très humain. C'était un ami et un frère pour moi. J'écoute et j'adore toujours sa chanson Mazal Souvenir Aândi... »

Messaoud Bellemou
« C'est un guendouz (un élève) que j'ai connu et vu évoluer au cabaret le Biarritz. C'était un jeune chanteur très gentil qui avait réussi avec sa voix. On ne s'attendait pas à cela. Il avait trouvé son chemin : le raï romantique. Un autre genre de raï. C'est l'un des martyrs de la chanson raï... »

Bouteldja Belkacem
« Hasni a réussi et a bien su toucher la jeunesse algérienne avec sa musique, ses paroles et sa belle voix romantique. C'est le Julio Iglésias algérien. Je l'ai aimé, et je l'aime toujours... »

Boualem Disco Maghreb
« Hasni, c'est le maître de la chanson raï sentimental. Il avait débuté avec un tube de raï typique. Après plusieurs flops, il s'est cassé la tête pour trouver son propre style. Et puis cette divine voix ! Il produisait chaque trois ou quatre jours, et sortait une K7. Hasni faisait rêver les jeunes... »

Khaled
« Artistiquement, Hasni faisait partie de la relève du raï. L'un des meilleurs. Nous avons joué ensemble dans les mariages et les cabarets. Je le considère comme un filleul, un cousin, un ami... Le souvenir de Hasni vivra à jamais dans mon c½ur. Hasni me manque. »

Houari Benchenet
« Hasni, c'est un chanteur qui s'est beaucoup inspiré du raï mélodique. Il aimait mes chansons. Ils les enregistrait et venait me les faire écouter. Une belle leçon d'humilité !... »

Lotfi Attar
« Il est arrivé au bon moment pour adoucir le raï. Il avait tout le marché pour lui. Et puis un texte propre et de bons thèmes. Sur le plan musical, il adaptait ses chansons sur la variété française. Les jeunes se sont retrouvés dans sa musique malgré la violence.

Par K. Smaïl, Liberté.

# Posté le vendredi 03 février 2006 09:39

moi

moi

# Posté le samedi 04 février 2006 18:05

moi & youcef

moi & youcef
youcef c mon ami nebghih
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# Posté le lundi 06 février 2006 18:07